Les Enfoirés : Stop à la mission d’assistance aux chanteurs français!

« Ça suffit ! ». C’est l’injonction limpide de l’Association des Dignes Démunis (ADD) aux chanteurs des Enfoirés. Le collectif de l’ADD s’est créé en 2011 autour de Karim Mamoune-Dirdi, un ancien SDF, et rassemble aujourd’hui plus de 10 000 personnes démunies qui fréquentent les Restos du Coeur. Leur revendication ? Récupérer leur dignité musicale. M. Mamoune-Dirdi, que nous avons rencontré en compagnie d’autres membres de l’association, s’en explique.

ON EST HUMAINS, NOUS NON PLUS ON NE SUPPORTE PAS CHIMÈNE BADI

« Ce n’est pas parce que nous sommes pauvres que nous devons être associés à la lie musicale française», explique M. Mamoune-Dirdi. « Nous ne voulons pas avoir l’air ingrat mais nous aimerions bien que la troupe de chanteurs des Enfoirés nous laisse tranquilles». Les autres membres hochent de la tête. Gilbert Trouillard, le trésorier, rajoute : « Aujourd’hui on n’a plus le droit ni d’avoir faim, ni d’avoir froid, mais surtout de laisser chanter Maurane et Catherine Lara ».

L’ADD accuse ces chanteurs « carrément has been » de venir se refaire une image sur le dos des personnes démunies. « Sans déconner, MC Solaar n’a plus fait une bonne rime depuis 10 ans, pourquoi on hérite de lui chaque année ? » s’insurge Michel F. « On est des humains comme tout le monde, nous non plus on ne supporte pas Chimène Badi vous savez », rajoute son compère Louis S. d’un air désabusé. « C’est vrai qu’ils récoltent de l’argent avec leur CD atroce, mais il faut réfléchir à d’autres moyens qui ne nous humilient pas comme ça. ».

NE NOUS PROMETTEZ PAS LE GRAND SOIR, MAIS NE NOUS LE CHANTEZ PAS NON PLUS!

Ils sont donc des milliers à avoir signé la pétition « Ne nous promettez pas le grand soir, ne nous le chantez pas non plus » en demandant expressément à « tous les artistes ringards, les chanteurs has been ou pas encore connus, et les pseudo-personnalités en mal de reconnaissance – notamment Mimie Mathy – d’exprimer leur solidarité sous forme de prose non-chantée ni slammée ou mieux encore, de dons ».  Par ailleurs la pétition précise « nos membres sont ouverts à la formation d’un vrai groupe des Enfoirés qui serait composé de nos chanteurs et groupes préférés comme Radiohead, Arcade Fire, ou Lady Gaga ».

La pétition a installé un malaise palpable du côté des Restos du Cœur. Contactés au téléphone, ils nous ont affirmé « ne pas avoir de position claire pour l’instant » mais ont avoué « que pas mal de chanteurs sont venus nous supplier de ne pas mettre fin aux Enfoirés » et que certains « traversent des phases pas facile facile ». Il semble donc que les Restos du Cœur vont être amenés à trancher entre leur mission d’assistance aux chanteurs français et aux personnes réellement dans le besoin.

La phrase LOL : ”A la limite Maxime Le Forestier est gentil et il fait un peu de la peine donc il peut rester” précise André, le vice-président de l’ADD.

Article a lire également sur le Tumblr Bilboquet Magazine

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Top 10 des Meilleures Musiques de Pub

Mon précédent post concernait Les Pires Pub avec des Célébrités. Pas question de rester sur une note négative alors je vous propose un best of des musiques de pub. Quel dilemme! Il est tellement difficile d’en choisir seulement 10 (une bonne raison pour déjà envisager un Top 10 #2). Voici donc mes 10 morceaux choisis (sans ordre de préférence), du rock, du hip-hop, du vieux, du neuf, de l’électro, du classique…. Vous trouverez les chansons entières en cliquant sur les titres 🙂


1 – Babylon Zoo pour Levi’s

Commençons avec la marque qui a le mieux illustré le rôle influent et majeur de la musique dans la publicité. Le morceau est cool, donc porter le jean est cool. Il existe plus de 40 publicités Levi’s qui constituent une bande originale époustouflante, au point même de positionner la marque comme une incontournable référence musicale. De nombreux artistes inconnus du grand public se sont retrouvés sous les feux de la rampe après la diffusion d’un nouveau spot : « Eh t’as entendu la musique de la nouvelle pub Levi’s? ». Marvin Gaye, T. Rex, Death In Vegas, Freakpower, The Clash… Que du bon. Ici, j’ai choisi le titre Spaceman de Babylon Zoo car il m’a vraiment fait vibrer à sa sortie.


2 – Moondog pour Ford

Mais si vous savez, le système sans clé! La musique au piano donne une ambiance mystérieuse dans ce spot où tout le monde cherche désespérément des clés. Moondog (1916-1999) dit le Viking de la 6ème rue, brillant et farfelu musicien a composé ce morceau « To Sea a Horse » en 1956. C’est un de mes titres préférés de Moondog.


3 – The Strokes pour EDF

Le titre « The End Has No End » a été plus que rabâché mais on ne peut pas nier que cette pub, très différente des campagnes précédentes, a laissé beaucoup de monde bouche bée lors de sa diffusion. Un vrai tournant dans la saga publicitaire d’EDF.
Le clip mérite un coup d’oeil de serait-ce que pour les guest-stars comme Mila Kunis et Eva Mendes.


4 – Chemise pour Chloé 

Réalisée par Roman Coppola, la pub est rose-orangée, comme avec un filtre Instagram. La superbe  Raquel Zimmermann y incarne une femme 70’s libre, chic et pleine d’assurance. La musique qui accompagne le spot est sur la même longueur d’onde, parfait équilibre entre disco-funk et sophistication.


5 – Sébastien Tellier pour L’Oréal

Son dieu n’était pas encore bleu lorsque Tellier composait La Ritournelle. Cette musique accompagne Patrick Dempsey (Dr. mamour) qui nous raconte la galère énorme que c’est d’avoir une peau sensible. Mouais. Sur le titre original, qu’il faut vraiment écouter en entier, Sébastien Tellier laisse éclater sa très sensuelle voix après 2mn30 de musique nue.


6 – Jacno pour Nesquik

Je vous épargne le drame que m’a causé le départ soudain et suspect de GrosQuik, évènement encore trop douloureux pour la grande grande consommatrice de Nesquik que je suis. Restons sur de bons souvenirs grâce à cette publicité qui a égayé mon enfance. Le morceau que l’on entend, « Rectangle » de Jacno (1957-2009) n’est plus tout jeune mais reste vraiment excellent.


7 – Jose Gonzalez pour Sony
(la pub originale contient le titre en intégralité)

Tout me plait : L’ambiance des rues de San Francisco (très bien filmée), l’ambiance désertique et enfantine, et bien sûr, la musique. José Gonzalez reprend à la guitare sèche le tube HeartBeats de The Knife (le clip a d’ailleurs une ambiance proche de la pub avec ces enfants qui dévalent des rues californiennes en skate-board). Un son très pur, tout en délicatesse.


8 – The Chemical Brothers pour Air France

Incontournable. Air France doit le succès de ce spot aux artistes exceptionnels qui ont collaboré ensemble : Tout d’abord, Michel Gondry réalisateur génial de clips, de films et de spots publicitaires. Ensuite, les frères chimiques à qui l’on doit ce superbe morceau tiré de leur album Surrender. Et enfin, Hope Sandoval, la propriétaire de cette voix extraordinairement envoûtante.


9 – Ice Cube pour Lacoste

Titre génial pour la nostalgique que je suis. Un bon vieux hip-hop US comme on l’aime. Lacoste revient sur ses classiques. Simple et efficace.


10 – My Drive Thru pour Converse

Attention, titre inédit (limite introuvable sur le net). Collaboration exceptionnelle pour Converse de Julian Casablancas (encore lui? Oui mais sans ses copains des Strokes), SantiSanto…Arf! Santoglod (faut suivre) et NERD. La chanson est vraiment top et la pub / le clip génial(e).

Et vous? Quelles sont vos musiques de pub préférées?

Top 10 des pires pubs avec des célébrités

Les réactions pleuvent sur la toile depuis la diffusion du nouveau spot Chanel N°5 avec Brad Pitt en guest-star. On compare même sa prestation avec celle de Marion Cotillard dans Batman.
L’occasion est trop parfaite pour proposer un Top 10 des pires pubs avec des célébrités. 

1 – L’horrible pub Schweppes avec Uma Thurman

Ce spot est vraiment affreux. La belle Uma est défigurée par un maquillage à la truelle, mal coiffée, mal fagotée, bref rien ne va ni même le slogan qui est d’un goût douteux. Le précédent était déjà très limite avec Nicole Kidman et ses borborygmes

2 – Dacia avec la James Bond Girl Bérénice Marlohe

On se demande comment cette actrice au CV catastrophique a réussi à se retrouver au casting du dernier James Bond au côté de Daniel Craig. Dans cette pub pour la Dacia, elle incarne sans difficultés, une tête à claques.

3 – Liane Foly chante (mal) pour Madrange

Je vous épargne la version « Véronique Genest », trop évidente. Ici, Liane Foly pousse la chansonnette (et nous fait saigner les oreilles) pour vendre du jambon. Le monde de la pub est extraordinaire.

4 – Bic, le rose, avec Eric Cantona

Cantona ne crache pas sur la pub, bien au contraire. Pepsi, Nike, Renault, The Kooples… Je garde un bon souvenir de ce spot, mais le rapport entre l’acteur/sportif et un rasoir rose me laisse encore songeuse.

5 – Michel Leeb, insectophobe chez Baygon 

Je vous parle d’un temps où l’on payait Michel Leeb pour apparaître dans une publicité! C’est fou, non? Je profite de ce retour vers le passé pour partager une excellente parodie des Nuls sur les sectes.

6 – Mitterrand vend des voitures Allemandes 

Tel un animateur vedette, micro solidement tenu, coup d’oeil furtif et discret (pas assez pour moi) au prompteur. Qui pouvait croire à cette époque (cf. typo poussiéreuse de la marque) que cet homme deviendrait ministre de la culture.

7 – Hugh Jackman danse pour Lipton

Celle dans le hall d’hôtel était top mais là… Hugh Jackman qui parle à son amie imaginaire, la chaise. Je ne comprends pas.

8 – Danette s’invite chez Anelka et Wiltord

Ben oui apparemment, à l’époque, ils vivaient ensemble. Peut-être en coloc’ ? Mais la coloc’ c’est pour ceux qui ont des galères financières. Cela veut donc dire qu’ils sont gays. A la fin de la pub, on les voit allongés sur un tas de danettes et ils se regardent, complices, « on r’met ça? ». Je n’ai plus de doute.

9 – Encore du foot avec la crinière L’Oréal de Ginola 

Pour Ginola, sa chevelure est une affaire sérieuse. Même pour faire un bab’ (baby-foot) avec ses copains, il lui faut souplesse et brillance. L’Oréal le rend heureux.

10 – St Yorre, Lhermitte et Sabatier ? Ca va fort !

No comment…

Bonus – Lavil remix pour feu Agruma

Et vous ? Vous auriez mis quoi dans ce Top 10 ?

On parle de Lorient dans le New York Times!

Follow the Leader, to Extremes

‘17 Girls,’ Directed by Delphine and Muriel Coulin


Jerome Prebois/Strand Releasing

From left, Esther Garrel, Roxane Duran, Louise Grinberg and Juliette Darche in the film “17 Girls,” based on real events.

By 

There is no underestimating the intensity of teenage peer pressure when a queen bee has a crazy idea. In Delphine and Muriel Coulin’s “17 Girls,” Camille (Louise Grinberg), the imperious alpha girl in her high school class, becomes pregnant. Encouraged by Camille, her female classmates follow suit.

This French film, based on real events that took place in Gloucester, Mass., in 2008, has been relocated to Lorient, a shabby port city on the Brittany coast and the hometown of the filmmakers, who are sisters. The movie takes you inside the dreamy collective mentality of bored, mildly rebellious girls who look with horror at the lives of their mostly working-class parents. A core group makes a pact to have babies simultaneously and bring up their children together. The inner circle widens, and in short order 17 girls are pregnant.

One is so desperate to belong that she volunteers to pay a boy 50 euros (about $65) to impregnate her. Another fakes pregnancy by stuffing her shirt with a pillow and is exiled when her ruse is discovered. As the girls’ bellies swell, the camera follows them to ultrasound scans and birthing classes. As for the boys, most hover in the background, appearing only long enough to serve their purpose.

Wavering between light comedy and drama with wonderfully natural performances, “17 Girls” doesn’t judge anyone’s behavior. In scenes of a faculty meeting and of a principal addressing irate parents, befuddlement reigns. There is talk of distributing birth-control pills and of setting up a condom dispensary. In one scene the students, shown a close-up film of an actual birth, avert their eyes and make retching noises.

“17 Girls” eventually shows a few of the hazards its dreamers have failed to anticipate, but even then its cautionary tone remains soft. Although the movie fades into a narrative murk, it excels at evoking the balance between child and grown-up in these partly unformed women, whose bravado compensates for all they lack in knowledge and experience. Their determination forms an unbreachable wall between them and adult authority.

As a voice-over late in the movie reminds us, “At 17, you’re bursting with wild energy, and nothing can stop you.”

17 Girls

Opens on Friday in Manhattan.

Written and directed by Delphine and Muriel Coulin; director of photography, Jean-Louis Vialard; edited by Guy Lecorne; set design by Benoît Pfauwadel; costumes by Dorothée Guiraud; produced by Denis Freyd; released by Strand Releasing. At the Lincoln Plaza, Broadway and 62nd Street. In French, with English subtitles. Running time: 1 hour 30 minutes. This film is not rated.

WITH: Louise Grinberg (Camille), Juliette Darche (Julia), Roxane Duran (Florence), Esther Garrel (Flavie), Yara Pilartz (Clémentine), Solène Rigot (Mathilde), Noémie Lvovsky (School Nurse), Florence Thomassin (Camille’s mother), Carlo Brandt (Head of the School), Frédéric Noaille (Florian) and Arthur Verret (Tom).

Article original publié le 20 sept dans le New York Times